File:AdelaideBillet-Dufrenoy.jpg

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  En 1825, l'imprimeur parisien Joseph Tastu, fait  paraître l'Ode
sur la mort de madame Dufrénoy, poème écrit par Amable Tastu, son épouse.
Afin de comprendre le lien qui unissait les deux femmes voici un court extrait d'un texte de M. Pierre Cortot, auteur d'une thèse sur sur Darius Mihaud et les poètes romantiques.  
"La notoriété de Mme Amable Tastu a été grande dans les milieux artistiques et littéraires du début du XIX° siècle. En témoigne le profil sur médaillon en ronde bosse que David d’Angers en a laissé à côté de ceux de toutes les gloires du Romantisme français (Hugo, Vigny, etc.). Des écrivains et non des moindres (Lamartine, Sainte-Beuve) ont apprécié son talent et ont laissé d’importants témoignages la concernant. 
Milhaud, en sélectionnant le poème intitulé Plainte, choisit un des rares poètes féminins reconnu par ses pairs même si la postérité se montre sévère dans l’appréciation de sa poésie. 
 L’œuvre de Mme Tastu se veut explicitement un prolongement de celle de Mme Dufrénoy ( 1765-1825). 
Sainte-Beuve, en retraçant la biographie de cette “femme illustre”, explique comment la relation s’est construite :  Toute cette famille voyait beaucoup Madame Dufrénoy, le poète élégiaque classique du moment. Un contemporain a parlé de cette relation en termes fort justes :  "M. Voïart, qui habitait Choisy […] avait amené à Mme Dufrénoy sa jeune fille célèbre bientôt sous le nom de Mme Tastu. Agée de quinze à seize ans, Mademoiselle Voïart, par un don inné, chantait déjà les oiseaux, les fleurs la nature, dans des vers simples, faciles qui coulaient de source et qui, en harmonie avec son air pur et virginal, ses yeux à fleur de tête, sa figure douce, languissante et inspirée à la fois".  Une lettre de Mme Dufrénoy à M. Coulmann, du 27 septembre 1816, annonçait le mariage de la jeune fille, âgée de dix-huit ans :  "Hier 26, Amable a reçu la main de Tastu. J’ai rempli l’office de mère. La cérémonie a été belle et touchante.  Amable a montré beaucoup de décence, de piété et de modestie, sans montrer de timidité. Tastu était brillant d’allégresse ; Amable ne regardait jamais son nouvel époux, mais elle portait tour à tour ses regards sur chacun de nous avec ce doux sourire qui semblait nous dire : Je suis sûre d’être heureuse !"  Ces relations intimes avec Mme Dufrénoy expliquent la présence, dans le recueil des Œuvres Poétiques, d’un long poème qui s’intitule Sur la mort de Mme Dufrénoy."