1815-2015...Voici deux siècles se distinguait la jeune Amable Voïart qui deviendra  l'année suivante, Madame Tastu.

En cette année 1815 naquit une petite fille au foyer de son père Jacques-Philippe Voïart et de sa belle mère née Anne-Elisabeth-Elise Petitpain. Pour célébrer l'heureux évènement, Amable écrivit un fort joli poème "L'Hyacinthe".

Encouragée par ses parents, elle continua d'écrire, secrètement, de très jolis vers jusqu'au jour où son père, fervent admirateur de sa fille, fit publier, à son insu, dans le journal "Le Mercure" du 9 septembre 1815 un poème intitulé "Le Narcisse".

La réaction de la jeune fille ne se fit pas attendre : "Veut-il une fille qui se marie un jour ? Alors qu'il s'abstienne d'appeler le jugement du public sur des essais incomplets. Ou bien, veut-il une fille qui devienne célèbre ? Alors, elle se ne mariera pas, elle travaillera.

Ces phrases rapportées par Grenier dans son ouvrage "Souvenirs littéraires" montre l'exigence d'Amable sur la qualité du travail poétique mais aussi sa conscience, alors qu'elle est encore bien jeune, de la difficulté d'allier vie maritale et travail d'écrivain.